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Nestlé sous pression : l’ATC révèle des Cerelac plus sucrés qu’en Europe

Nestlé sous pression : l’ATC révèle des Cerelac plus sucrés qu’en Europe

La polémique enfle au Togo. L’Association togolaise des consommateurs (ATC) accuse Nestlé de commercialiser des Cerelac destinés aux bébés avec des niveaux de sucres ajoutés bien plus élevés que ceux vendus en Europe. Une révélation qui choque. Et qui relance un débat crucial : pourquoi les nourrissons africains consomment-ils des produits plus sucrés que ceux proposés ailleurs ? L’affaire prend de l’ampleur. Surtout parce que les analyses révèlent des quantités inquiétantes pour la santé infantile.

Des analyses qui révèlent des taux élevés de sucre

Selon les investigations menées par l’ATC, les analyses de quatre types de Cerelac vendus dans des supermarchés de Lomé montrent une teneur moyenne de 6,8 g de sucres ajoutés par portion. Cela équivaut à deux morceaux de sucre, une quantité particulièrement élevée pour une nourriture destinée aux nourrissons.

Le cas le plus alarmant concerne le Cerelac Riz, qui atteint 7,2 g de sucres ajoutés.
Ces résultats proviennent du laboratoire INOVALYS, un centre indépendant basé à Nantes, mandaté pour effectuer les tests en mai 2025. D’autres pays africains ont obtenu des résultats similaires, confirmant une tendance préoccupante.

Des pratiques différentes sur les marchés occidentaux

L’un des points les plus troublants soulevés par l’ATC est la différence flagrante entre les produits vendus au Togo et ceux commercialisés en Europe.
En effet :

  • En Suisse, pays d’origine de Nestlé, les céréales pour bébés sont sans sucre ajouté.
  • Sur les principaux marchés européens, les Cerelac destinés aux bébés dès 6 mois sont également formulés sans sucre ajouté.

Ainsi, pour l’ATC, il est « incompréhensible » que des versions plus sucrées soient encore distribuées au Togo. Cette divergence nourrit un sentiment d’injustice nutritionnelle et relance le débat sur la qualité des produits alimentaires destinés à l’Afrique.

Des recommandations de l’OMS ignorées

Depuis plusieurs années, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande l’absence totale de sucres ajoutés dans les produits destinés aux bébés.
En effet, l’exposition précoce au sucre :

  • renforce la préférence durable pour le goût sucré ;
  • augmente le risque de maladies chroniques ;
  • favorise l’obésité infantile.

L’OMS a même invité les industriels à reformuler leurs produits. Mais malgré ces appels, la composition des Cerelac vendus au Togo semble aller dans le sens opposé.

L’ATC interpelle Nestlé et appelle à des actions gouvernementales

Face à la gravité des résultats, l’ATC adresse deux demandes majeures.

À Nestlé

  • retirer les sucres ajoutés des versions de Cerelac vendues au Togo ;
  • harmoniser la composition des produits avec les standards appliqués en Suisse et en Europe.

À l’État togolais

  • renforcer les contrôles de qualité sur les produits alimentaires destinés aux enfants ;
  • faire respecter strictement les normes sanitaires en vigueur.

Pour l’ATC, il est urgent que des mesures fortes soient prises afin de protéger les nourrissons. L’organisation appelle implicitement les autorités à agir rapidement.

Des conseils de prudence pour les parents

En attendant une réponse claire de Nestlé, l’ATC recommande aux familles d’adopter des gestes simples.
Ainsi, les parents sont invités à :

  • lire attentivement les étiquettes ;
  • comparer les teneurs en sucres entre plusieurs marques ;
  • privilégier des produits à faible teneur en sucres ajoutés ou des alternatives locales.

Ces précautions peuvent réduire l’exposition des bébés aux excès de sucre.

Un engagement renouvelé pour la santé des consommateurs

Pour conclure, l’ATC réaffirme sa détermination à poursuivre ses actions. L’organisation compte intensifier :

  • ses contrôles ;
  • ses campagnes de sensibilisation ;
  • et la défense des droits des consommateurs togolais.

L’objectif reste clair : promouvoir un environnement alimentaire plus sain, plus transparent et conforme aux normes internationales.
Ainsi, cette nouvelle alerte relance un débat essentiel sur la protection des plus jeunes et la responsabilité des industriels.

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Source : 24heureinfo

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