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Mariage forcé au Bénin : voici les lourdes sanctions prévues par la loi

Mariage forcé au Bénin : voici les lourdes sanctions prévues par la loi

L’Institut national de la femme (INF) intensifie sa lutte contre les violences faites aux femmes. Dans une vidéo publiée mardi 7 juillet 2026 sur sa page Facebook, sa présidente Huguette Bokpè Gnacadja a rappelé les lourdes sanctions prévues par la législation béninoise contre le mariage forcé.

Cette communication, réalisée en langues locales, vise à informer davantage les populations sur les droits des femmes et les conséquences judiciaires liées à cette pratique.

L’Institut national de la femme (INF) intensifie sa lutte contre les violences faites aux femmes. Dans une vidéo publiée mardi 7 juillet 2026 sur sa page Facebook, sa présidente Huguette Bokpè Gnacadja a rappelé les lourdes sanctions prévues par la législation béninoise contre le mariage forcé.

Le mariage forcé concerne aussi bien les mineures que les femmes majeures

Selon Huguette Bokpè Gnacadja, le mariage forcé peut toucher plusieurs catégories de victimes. Il peut concerner une jeune fille mineure contrainte d’épouser une personne qu’elle n’a pas choisie, mais également une femme majeure soumise à des pressions familiales pour accepter un mariage imposé.

La responsable de l’INF s’est appuyée sur la loi n°2021-11 du 20 décembre 2021 relative aux dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et à la protection de la femme en République du Bénin.

Les parents et proches peuvent être poursuivis

L’Institut national de la femme a particulièrement insisté sur la responsabilité des membres de la famille impliqués dans ces situations.

Le père, la mère, un oncle, une tante ou tout autre proche qui impose un mariage à une fille ou à une femme peut faire face à des poursuites judiciaires.

« Aucun lien de parenté ne peut justifier une telle pratique », a rappelé Huguette Bokpè Gnacadja.

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Jusqu’à 20 ans de réclusion et des millions de FCFA d’amende

Les personnes reconnues coupables de mariage forcé risquent une peine de réclusion criminelle allant de 10 à 20 ans, ainsi qu’une amende comprise entre 500 000 et 2 millions de francs CFA.

La loi sanctionne également les méthodes utilisées pour contraindre une victime, notamment les menaces, les violences physiques ou psychologiques et les actes d’intimidation.

Des conséquences graves pour les victimes

Au-delà de la contrainte au mariage, cette pratique peut entraîner d’autres infractions graves, notamment l’enlèvement d’une jeune fille, le viol d’une mineure ou encore des grossesses précoces.

L’INF rappelle que le consentement libre et éclairé reste un élément essentiel dans toute union et que les traditions ou les pressions familiales ne peuvent servir d’excuse pour violer les droits fondamentaux des femmes.

L’INF appelle à dénoncer les cas de mariage forcé

Face à la persistance de certaines pratiques dans plusieurs communautés, Huguette Bokpè Gnacadja invite les populations à abandonner définitivement le mariage forcé et à signaler les cas portés à leur connaissance.

L’Institut national de la femme assure qu’il continuera à accompagner les victimes et à œuvrer pour que les auteurs de ces actes répondent de leurs responsabilités devant la justice.

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