Politique
Mama Omorou appelle à dépasser le symbolique pour agir en faveur des filles
À l’occasion de la célébration différée de la Journée internationale des droits de la femme, Mama Omorou le ministère de l’Éducation nationale a recentré les échanges sur l’essentiel : transformer les discours en actions concrètes pour garantir une véritable égalité des chances aux filles.

Une rencontre axée sur l’engagement réel entre Mama Omorou et les femmes
Réunies le vendredi 27 mars 2026 au cabinet du ministère, femmes fonctionnaires, responsables administratifs et acteurs du secteur éducatif ont pris part à une séance d’échanges marquée par la franchise et l’appel à un engagement renforcé.
La responsable de la cellule genre, Françoise Simala, a salué la mobilisation des participantes, y voyant un signal fort en faveur de la promotion de l’égalité. Selon elle, cette rencontre va bien au-delà d’un simple symbole et constitue un cadre pour encourager chacune à soutenir les efforts du gouvernement dans le domaine éducatif.
LIRE AUSSI : Accusations visant des agents de l’OTR : Bileyo Donko saisit la justice
Un thème centré sur l’éducation des filles
Alignée sur le thème international 2026, « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles », la rencontre a mis l’accent sur un sous-thème spécifique : « Une éducation de qualité pour toutes les filles, une nécessité pour tous ».
Mettre fin à une célébration réduite au festif
Prenant la parole, le ministre Mama Omorou a rappelé le sens profond du 8 mars, regrettant que cette journée soit de plus en plus réduite à un moment de réjouissance.
Il a insisté sur le fait qu’elle doit rester un espace de plaidoyer, de réflexion et surtout un levier pour faire avancer concrètement les droits des femmes. Il a ainsi invité ses collaborateurs à aller au-delà des symboles pour s’attaquer aux véritables défis.
Un constat préoccupant sur la place des femmes
Le diagnostic dressé par le ministre est clair : les femmes restent encore peu représentées aux postes de responsabilité au sein du système éducatif.
Il a notamment relevé la faible présence féminine dans les fonctions de direction, soulignant l’absence de femmes à certains niveaux stratégiques. Face à cette situation, il a annoncé des réformes visant à promouvoir davantage les femmes, tout en mettant l’accent sur la compétence et l’équité.
L’éducation des filles, un enjeu prioritaire
La question de la scolarisation des filles s’est imposée comme un point central des discussions. Plusieurs obstacles persistent, notamment les grossesses précoces, les violences en milieu scolaire et certaines pesanteurs socioculturelles.
Pour le ministre, l’éducation des filles est un levier essentiel de développement et non une simple faveur. Un message partagé par Françoise Simala, qui voit dans une éducation de qualité un moyen de libérer pleinement le potentiel féminin.
Des attentes concrètes pour des résultats durables
Au-delà des discours, le ministère attend des propositions concrètes, notamment pour renforcer la présence des femmes dans les instances de décision et améliorer le maintien des filles à l’école.
Cette rencontre aura ainsi servi de moment de réflexion et d’engagement, rappelant que l’égalité se construit progressivement, à travers des actions concrètes, aussi bien dans les salles de classe que dans les sphères décisionnelles.
Une conviction forte
En filigrane de cette rencontre, un message s’impose :
former une fille, c’est contribuer au développement de toute une nation.
Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

