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Madagascar en ébullition : Génération Z renverse Rajoelina, Paris intervient pour exfiltrer l’ex-président

Madagascar en ébullition : Génération Z renverse Rajoelina, Paris intervient pour exfiltrer l’ex-président

Le vent du changement souffle à vive allure sur Madagascar. En l’espace de quelques jours, le régime d’Andry Rajoelina s’est effondré sous la pression conjuguée de la rue et de l’armée. Alors que le pays entrait dans une zone d’incertitude politique inédite, l’ancien président a été exfiltré en toute discrétion par un avion militaire français, après un accord secret avec Emmanuel Macron. Une opération spectaculaire qui soulève de nombreuses questions sur le rôle récurrent de Paris dans les transitions de pouvoir en Afrique francophone.

Une alliance inattendue entre militaires et jeunes manifestants

L’étincelle est partie de la CAPSAT, une unité importante des forces de l’ordre malgaches. Cette dernière a annoncé son ralliement à Génération Z (GEN Z), un mouvement de jeunes dénonçant depuis plusieurs semaines la mauvaise gouvernance, les coupures d’eau et d’électricité ainsi que la répression des manifestations.

Dans un communiqué diffusé samedi, la CAPSAT a appelé les autres corps militaires à « rejoindre le peuple » et à protéger les manifestants au lieu de tirer sur eux. Cet appel a été suivi d’effet : les soldats en poste autour des palais présidentiels ont, à leur tour, choisi de soutenir le mouvement contestataire.

Ce basculement a précipité l’effondrement du pouvoir en place et plongé le sommet de l’État dans une incertitude politique majeure.

Rajoelina évoque une tentative de coup d’État militaire

Face à cette situation explosive, Andry Rajoelina a réagi publiquement. Dans une allocution, il a dénoncé une « tentative de prise illégale du pouvoir par l’armée », tout en appelant au calme. Il a chargé son Premier ministre d’initier un dialogue national et proposé un « sursis d’un an » afin de réformer son gouvernement et répondre aux revendications populaires.

Mais cette offre a été immédiatement rejetée par GEN Z, qui exigeait une rupture totale avec le régime en place. Le rapport de force s’est rapidement inversé, isolant le président déchu et fragilisant sa position.

Exfiltration vers une destination inconnue

Dans la confusion qui a suivi, plusieurs sources faisaient état de la présence de Rajoelina dans le nord du pays, puis à l’Ambassade de France à Antananarivo. Finalement, le dimanche 12 octobre 2025, l’ancien chef de l’État a été exfiltré par des militaires français à bord d’un avion militaire.

Selon des sources concordantes, cette opération a été validée par le président français Emmanuel Macron, dans le cadre d’un accord discret avec les autorités françaises et malgaches. La destination de l’appareil n’a pas été rendue publique, mais plusieurs observateurs évoquent une possible arrivée en France ou dans un pays tiers en Afrique francophone.

Un scénario qui rappelle Blaise Compaoré

Ce mode d’exfiltration n’est pas sans rappeler celui de Blaise Compaoré, ancien président du Burkina Faso, évacué en octobre 2014 dans des conditions similaires après une insurrection populaire.

Cette répétition soulève une question récurrente : pourquoi la France intervient-elle systématiquement pour évacuer les présidents déchus dans ses anciennes colonies ? Pour certains analystes, ces interventions visent à éviter une escalade violente. Pour d’autres, elles traduisent la persistance d’une influence française dans les affaires internes africaines.

Un militaire prend le pouvoir : espoir ou incertitude ?

À Antananarivo, une nouvelle page politique s’ouvre. Un officier supérieur a pris le contrôle du pays, se présentant comme un « garant de la stabilité et de la transition ». Ce scénario est fréquent dans l’histoire politique africaine : les militaires arrivent au pouvoir en sauveurs, avant de se transformer en dirigeants autoritaires qui repoussent indéfiniment le retour à l’ordre constitutionnel.

La population malgache, qui a massivement soutenu la contestation, observe désormais avec prudence les premiers actes de cette junte. Si le mouvement Génération Z réclame une transition civile rapide et inclusive, l’avenir politique de Madagascar reste incertain, entre aspirations démocratiques et risques de dérive autoritaire.

Une transition sous surveillance

La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation. Des appels au calme et au respect des droits humains ont été lancés, tandis que plusieurs partenaires régionaux plaident pour une transition consensuelle et limitée dans le temps.

Dans les rues d’Antananarivo, l’heure est à la fois à la jubilation populaire et à la vigilance. La chute de Rajoelina marque la fin d’un cycle politique, mais les contours du prochain restent flous.

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