Se connecter avec nous

Sécurité

Lutte anticorruption : la Banque mondiale impose des garde-fous renforcés sur les projets publics

Lutte anticorruption : la Banque mondiale impose des garde-fous renforcés sur les projets publics

Lomé accueille les 15 et 16 juin 2026 une série d’ateliers consacrés à l’intégrité, à la transparence et à la bonne gouvernance dans la gestion des projets financés par le Groupe de la Banque mondiale, ainsi qu’à la passation des marchés publics.

Dans le cadre de la promotion d’un développement durable et inclusif, la gestion rigoureuse des fonds publics demeure un enjeu central. C’est dans ce contexte que le Groupe de la Banque mondiale organise, à l’Hôtel Sancta Maria, ces ateliers réunissant trois piliers essentiels de son dispositif : le Département de l’Intégrité (INT), la Passation des Marchés (PM) et la Gestion Financière (FM). La première session s’est ouverte ce lundi 15 juin 2026.

Lomé accueille les 15 et 16 juin 2026 une série d’ateliers consacrés à l’intégrité, à la transparence et à la bonne gouvernance dans la gestion des projets financés par le Groupe de la Banque mondiale, ainsi qu’à la passation des marchés publics.

Une politique de tolérance zéro face à la corruption

Pour l’institution, l’objectif dépasse le cadre d’une simple rencontre technique. Il s’agit de consolider une politique de tolérance zéro à l’égard de la fraude et de la corruption dans l’ensemble de ses projets au Togo.

« La lutte contre la fraude et la corruption est essentielle, car notre mission est de créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable », a déclaré Madame Dominique Isabelle Kayser, spécialiste principale en risque d’intégrité au sein de la Banque mondiale. Elle a rappelé que chaque financement doit être utilisé strictement conformément aux objectifs définis.

Une large mobilisation des acteurs publics et institutionnels

Ces travaux réunissent plusieurs acteurs clés de la chaîne de gestion des projets financés par la Banque mondiale : représentants des institutions publiques, Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP), Direction nationale du contrôle des marchés publics (DNCMP), Cour des comptes, Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption (HAPLUCIA), contrôleurs financiers, ainsi que les responsables des unités de gestion des projets.

L’objectif est de renforcer la coordination et d’améliorer la transparence dans l’exécution des projets.

Trois piliers pour renforcer l’intégrité

Les échanges s’articulent autour de trois axes principaux :

  • Intégrité (INT) : prévention et détection des cas de fraude afin de réduire les risques liés aux projets
  • Passation des marchés (PM) : amélioration de la transparence et de l’équité dans les appels d’offres
  • Gestion financière (FM) : suivi rigoureux des flux financiers pour garantir une utilisation optimale des ressources

LIRE AUSSI : Open Sky : Faure Gnassingbé lance un projet qui peut transformer l’aviation africaine

Des mécanismes de contrôle étendus

Au cours des discussions, le Département de l’Intégrité a rappelé que le dispositif de sanctions concerne l’ensemble des acteurs impliqués dans l’exécution des projets, sans exception : entreprises privées, consultants, personnels de la Banque mondiale ainsi que les administrations publiques.

L’institution a également insisté sur la nécessité de faciliter les mécanismes de signalement, encore trop souvent freinés par la peur des représailles ou la complexité des procédures.

Vers une meilleure gouvernance des projets

Les experts présents ont souligné l’importance de la sensibilisation des acteurs sur leur rôle dans la chaîne de gestion des fonds publics, notamment en matière de transparence et de responsabilité.

À l’issue de cette première journée, les participants ont salué les échanges et la clarté des outils présentés. Une deuxième session est prévue pour approfondir ces thématiques et renforcer davantage les capacités des acteurs concernés.

Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

Copyright © 2025 POWERED BY DM COMMUNICATION