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Faure Gnassingbé et le Togo paralysé : plus de trois mois sans décisions gouvernementales
Le Togo traverse une crise politique sans précédent : plus de trois mois se sont écoulés depuis la démission du gouvernement, et aucune nouvelle équipe n’a été formée. La Vème République, présentée comme un régime moderne et efficace, révèle aujourd’hui ses failles inquiétantes. Faure Gnassingbé, président et chef du parti UNIR, s’est autoproclamé Président du Conseil, mais sans gouvernement à diriger, le pays est plongé dans une paralysie administrative qui inquiète citoyens et partenaires régionaux. Entre promesses non tenues et inaction prolongée, le Togo semble s’endormir sur ses lauriers, alors que ses voisins avancent. Cette situation alarmante soulève une question cruciale : comment un pays peut-il prospérer quand ses institutions restent paralysées par le dilettantisme au sommet de l’État ?

Dans de nombreux pays, le bilan des 90 premiers jours d’un gouvernement est crucial pour évaluer l’efficacité de la gouvernance et orienter les politiques prioritaires. Au Togo, ce mécanisme reste lettre morte : la démission du gouvernement est intervenue il y a plus de trois mois, et aucune nouvelle équipe n’a été mise en place pour répondre aux attentes de la population.
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La Vème République : une promesse non tenue
Le passage à la Vème République avait été justifié par une volonté de moderniser le système politique, en instaurant un régime parlementaire supposé offrir souplesse et rapidité dans la prise de décision. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Ce qui devait être un levier d’efficacité s’est transformé en un miroir aux alouettes.
Faure Gnassingbé, président de l’Union pour la République (UNIR), s’est autoproclamé Président du Conseil et a prêté serment le 3 mai 2025, soit seulement 24 heures après la démission du gouvernement précédent. Mais sans gouvernement, quel conseil préside-t-il réellement ? Ailleurs, dans des pays comparables, une nouvelle équipe est immédiatement mise en place pour assurer la continuité des affaires publiques. Au Togo, le retard est synonyme d’inaction et de paralysie administrative.
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Gestion des affaires courantes : un palliatif insuffisant
Depuis la démission du gouvernement, seuls les affaires courantes sont assurées. Or, la gestion courante est limitée et ne permet pas de prendre les grandes décisions nécessaires à la vie d’un pays. Les ministres en place, dépourvus de mandat complet, ne peuvent agir efficacement pour orienter les politiques économiques, sociales ou sécuritaires.
Cette situation prolongée s’apparente à un manque de sérieux et de discipline au sommet de l’État, et entraîne des répercussions directes sur le développement et la stabilité du pays. La population et la sous-région observent, impuissants, une gouvernance qualifiée d’insipide et soporifique, incapable de répondre aux besoins urgents de la nation.

Un pays à la traîne dans la sous-région
L’absence prolongée de gouvernement fait du Togo la risée de ses voisins. Alors que d’autres pays mettent en place rapidement leurs équipes pour garantir la continuité des services publics et le bon fonctionnement de l’État, le Togo semble figé dans une paralysie inquiétante.
Cette inertie politique rappelle la fable de Jean de La Fontaine, où la cigale passe l’été à chanter pour se retrouver dépourvue lorsque l’hiver arrive. Sans un gouvernement capable d’agir, le Togo risque de reculer économiquement et politiquement, aggravant son retard face à ses voisins et laissant la population dans une situation précaire.
Leçons et attentes pour l’avenir
Ce trimestre sans gouvernement révèle un fainéantisme au sommet de l’État, un évitement de responsabilité qui plombe le développement du pays. Pour que le Togo sorte de cette situation, il est impératif que le Président nomme rapidement une nouvelle équipe gouvernementale, capable de prendre des décisions structurantes et de répondre aux besoins immédiats des citoyens.
La Vème République devait incarner un nouveau souffle pour le Togo. Jusqu’à présent, elle n’est qu’un miroir aux alouettes, offrant des promesses vaines et laissant le pays dans une paralysie dangereuse. Le temps presse, et la population attend des actions concrètes plutôt que des discours ou des symboles vides de sens.
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