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Drame : un bébé d’un an abattu par la police lors d’une intervention pour un prétendu vol de couches
Une drame secoue actuellement les États-Unis. Une vidéo amateur, largement relayée sur les réseaux sociaux, montre des policiers ouvrant le feu sur un véhicule stationné devant un supermarché. À l’intérieur de l’habitacle se trouvaient deux femmes et un bébé de 12 mois, Kohen Wiley, qui n’a pas survécu à ses blessures.
Une interpellation pour un simple vol qui vire au drame
Les faits se sont déroulés le 14 juin 2026 à Senatobia, dans l’État du Mississippi. Les forces de l’ordre avaient été initialement dépêchées sur le parking d’un supermarché afin d’appréhender deux femmes. Celles-ci étaient suspectées d’avoir dérobé un paquet de couches à l’intérieur de l’établissement.

Alors que les policiers s’approchaient de la voiture, plusieurs coups de feu ont été tirés, brisant les vitres du véhicule et atteignant mortellement le jeune enfant.
Le témoignage poignant de la mère après le drame
Encore sous le choc, Vellesiya Wiley, la mère du petit Kohen, a pris la parole afin de livrer sa version des faits. Elle explique avoir tenté de désamorcer la situation en montrant la présence de son fils aux agents :
« J’ai soulevé mon bébé pour essayer de leur montrer qu’il était dans la voiture. Il y a eu trois, quatre tirs. L’une des balles l’a atteint au niveau de la cage thoracique, une autre l’a touché au bras et à la cuisse. »
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Transporté d’urgence à l’hôpital le plus proche, le nourrisson a été déclaré mort peu après son admission.
Deux versions des faits s’opposent
Selon les premières déclarations du Bureau d’enquête du Mississippi, la conductrice de la voiture aurait tenté de foncer délibérément sur les forces de l’ordre au moment de l’interpellation, ce qui aurait poussé un agent à faire usage de son arme de service.
Cette version officielle est fermement contestée par la famille de la victime et les témoins sur place. Pour de nombreux manifestants, qui se sont rassemblés en masse pour réclamer justice aux cris de « Pas de justice, pas de paix », l’usage d’une telle force létale face à la présence d’un enfant est inadmissible. Des soupçons de crime à caractère raciste ont également été soulevés par la foule en colère.
Une enquête indépendante ouverte et un policier suspendu
Face à l’ampleur de l’émotion nationale, le commissaire Sean Tindell, chef du département de la sécurité publique du Mississippi, a tenu à rassurer la population :
« Je tiens à assurer au public que le bureau d’enquête du Mississippi mène son enquête de manière indépendante. Cinq agents travaillent actuellement sur cette affaire pour recueillir les témoignages et les preuves. »
En attendant les conclusions des investigations et afin de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de cette fusillade, le policier auteur des tirs a été immédiatement suspendu de ses fonctions.
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