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Djagblé : le silence inquiétant autour du bar HIGHT CLASS
À Djagblé, la fermeture du bar HIGHT CLASS ne se résume pas à l’arrêt d’une simple activité. Elle symbolise l’effondrement d’un projet économique et social, laissant derrière elle des employés sans ressources et un promoteur plongé dans l’incompréhension.

Une fermeture d’un bar à Djagblé qui dure depuis près d’un an
Depuis avril 2025, l’établissement a cessé toute activité. Ce dossier, qui semblait au départ être un simple différend de voisinage, s’est transformé en une affaire complexe mêlant saisies de matériel, décisions administratives contestées et pertes financières importantes.
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Des débuts pourtant encadrés
Ouvert en décembre 2021, le bar avait pris des mesures pour limiter les nuisances sonores. Selon le promoteur, le volume était réduit en semaine et après 22 heures, afin de préserver la tranquillité du voisinage.
Ces efforts avaient même permis d’apaiser les tensions initiales, certains riverains devenant par la suite des clients réguliers.
Une situation qui dégénère en 2024
À partir de mai 2024, la situation prend une tournure plus tendue. Le promoteur est convoqué au commissariat, suivi de plusieurs saisies de matériel en l’espace de quelques jours.
Dans le même temps, des scènes inhabituelles sont observées, notamment des enregistrements du bar depuis un toit voisin, créant malaise et incompréhension.
Interpellation et décisions controversées
Le 19 juin 2024, le promoteur est présenté devant le procureur à Tsévié pour des propos jugés menaçants, avant d’être brièvement placé en détention puis libéré.
Malgré la restitution du matériel, les saisies se poursuivent en juillet 2024, parfois avec un important dispositif sécuritaire. Le promoteur dénonce des interventions effectuées sans mandat clair.
Une fermeture administrative progressive
En septembre 2024, un arrêté préfectoral visant à encadrer les nuisances sonores est adopté. Peu après, une décision ordonne la fermeture du bar.
- Novembre 2024 : fermeture pour 90 jours
- Décembre 2024 : brève réouverture
- Février 2025 : nouvelle fermeture judiciaire
- Avril 2025 : fermeture définitive
Depuis, l’établissement reste totalement à l’arrêt.
Des employés laissés sans solution
Derrière cette fermeture, ce sont plus de 15 travailleurs qui se retrouvent sans emploi : serveurs, DJ, agents de sécurité…
Privés de revenus, ces derniers font face à une situation difficile dans un contexte économique déjà fragile, impactant directement leurs familles.
Des pertes financières importantes
Le promoteur subit également de lourdes pertes. Une grande quantité de boissons est restée stockée pendant des mois, entraînant la détérioration de produits périssables.
Ces pertes représentent un manque à gagner considérable et aggravent la situation financière de l’entreprise.
Une incompréhension générale dans le quartier
Plusieurs témoignages indiquent que le bar n’était pas considéré comme le plus bruyant de la zone. Certains affirment même qu’il respectait mieux les règles que d’autres établissements.
Un riverain résume le sentiment général par cette interrogation :
« Comment un bar peut-il fonctionner sans musique ? Et que deviennent ses employés après un an de fermeture ? »
Une affaire révélatrice de difficultés plus larges
Au-delà de ce cas, cette situation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs togolais :
- instabilité administrative
- décisions parfois contradictoires
- insécurité juridique
Elle soulève également la question de possibles abus de pouvoir, notamment lorsque des autorités sont directement impliquées dans des conflits locaux.
Un appel aux autorités
Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour demander une solution rapide et équitable.
Une question demeure : peut-on laisser une entreprise fermée pendant aussi longtemps sans issue claire, malgré les conséquences humaines et économiques ?
Aujourd’hui, un appel est lancé aux autorités togolaises afin de trouver une solution juste et durable.
Un silence qui en dit long
À Djagblé, le bar HIGH CLASS reste fermé. Mais derrière ce silence, ce sont des vies, des emplois et des espoirs qui attendent toujours d’être rétablis.
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