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Dissolution des partis politiques au Mali : le ministre Mamani Nassiré éclaire la jeunesse
Une session d’information sur la dissolution des partis politiques à l’attention de la jeunesse s’est tenue au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Modérée par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, cette rencontre a vu l’intervention du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques, Mamani Nassiré. Objectif : expliquer les motivations et les implications de la récente décision gouvernementale portant dissolution des partis politiques. »

Une décision prise en Conseil des ministres
Le même jour, lors d’une session extraordinaire du Conseil des ministres, un décret de dissolution des partis politiques a été adopté. Ce texte interdit toute réunion ou activité des partis dissous et prévoit des sanctions contre les contrevenants. Il précise néanmoins que les personnes issues de ces formations, occupant des fonctions au sein des institutions étatiques, peuvent poursuivre leur mission, à condition de ne plus se revendiquer de leurs partis.
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Abrogation de la charte des partis et du statut de l’opposition
Cette décision s’inscrit dans la continuité de l’adoption, le 12 mai 2025, par le Conseil national de Transition (CNT), d’un projet de loi abrogeant la charte des partis politiques (loi n°05-047 du 18 août 2005) ainsi que le statut de l’opposition (loi n°2015-007 du 4 mars 2015). La plénière présidée par le général Malick Diaw a validé cette abrogation par 130 voix pour, 2 contre, et aucune abstention.
Justification : refondation de l’État et rationalisation du système politique
Selon les autorités de la Transition, cette mesure vise à réduire la fragmentation du paysage politique, conformément aux recommandations des Assises nationales de la refondation. Ces assises, tenues en avril 2025 à Bamako et dans les régions, ont révélé un consensus populaire sur la nécessité de réorganiser le fonctionnement politique du pays.

Une jeunesse consultée, des inquiétudes exprimées
Lors de la session d’échanges, les jeunes participants ont posé des questions et exprimé leurs préoccupations quant aux conséquences d’une telle dissolution. En réponse, le ministre Mamani Nassiré a souligné que cette décision s’inscrit dans une dynamique de réforme globale, engagée depuis 2021, année où les assises avaient formulé 517 recommandations pour la refondation du Mali.
Vers une nouvelle loi sur les partis politiques
Le ministre Nassiré a assuré qu’une nouvelle loi, destinée à remplacer la charte des partis politiques, sera élaborée dans les prochains mois. Il a insisté sur la nécessité d’une participation inclusive de tous les acteurs politiques et sociaux, afin d’instaurer une gestion plus harmonieuse et démocratique de la vie politique, en phase avec les aspirations profondes du peuple malien.
Une décision controversée, des tensions en toile de fond
Malgré les justifications apportées, la mesure ne fait pas l’unanimité. Le 3 mai dernier, des manifestations ont eu lieu, certains opposants dénonçant « une concentration accrue du pouvoir entre les mains des autorités », et une restriction des libertés politiques.
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