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Directive choc au Togo : Le ministre Awaté ordonne l’expulsion des occupants autour des écoles
Dans une note de service datée du 13 décembre 2024, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, Awaté Hodabalo, a instruit les préfets de procéder à l’expulsion des occupants installés aux abords immédiats des établissements scolaires. Cette directive s’inscrit dans une démarche visant à libérer les espaces environnant les écoles et centres de formation technique et professionnelle.
Le ministre a demandé une collaboration étroite avec les maires, les commissariats de police et les chefs d’inspection de l’éducation pour exécuter cette mesure. Dans sa correspondance, qui fait suite à une lettre antérieure datée du 7 octobre 2024, il insiste sur la prise de « mesures fermes » et exige un compte rendu détaillé des éventuelles difficultés rencontrées, avec un délai fixé au 17 décembre 2024.

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Une mesure controversée et des questions en suspens
Si l’objectif officiel est de libérer les abords immédiats des écoles, la note ministérielle reste vague sur les raisons profondes justifiant cette décision. Plusieurs questions légitimes émergent de cette directive :
- Des enjeux de sécurité ou d’ordre public ?
S’agit-il de garantir la sécurité des élèves et enseignants ou de répondre à des préoccupations liées à l’ordre public ? - Des impacts sociaux mal évalués ?
Quelle sera la situation des occupants après leur expulsion ? Ces derniers, pour la plupart, exercent des activités informelles vitales pour leur subsistance, comme la vente de nourriture ou de fournitures scolaires. - Des modalités d’application floues ?
Les préfets, chargés d’exécuter cette mesure dans leurs circonscriptions, devront-ils se heurter à des résistances locales ? Comment cette opération sera-t-elle conciliée avec les réalités socio-économiques des populations concernées ?
Les implications pour les acteurs locaux
Le ministre a clairement souligné la responsabilité des préfets dans l’application de cette mesure, en collaboration avec d’autres acteurs locaux. Ces derniers devront faire face à un double défi : respecter la directive gouvernementale tout en prenant en compte les réalités locales et les impacts sociaux.
En attendant, les populations concernées redoutent les conséquences de cette expulsion, qui pourrait entraîner une perte de revenus pour de nombreux petits commerçants installés à proximité des écoles.

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Une décision à clarifier
Alors que l’échéance du 17 décembre 2024 approche, les attentes sont grandes pour obtenir des précisions sur cette directive. En l’absence de solutions alternatives pour les occupants concernés, cette décision risque de susciter un mécontentement social et de poser des défis opérationnels.
Ce nouvel épisode met en lumière la tension permanente entre les décisions administratives et leurs répercussions sur les populations locales, soulevant une fois de plus la question de l’équilibre entre rigueur et inclusion sociale dans les politiques publiques togolaises.
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