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Politique

Crise politique au Togo : la DMP boycotte le CPC et parle de “crise institutionnelle”

Crise politique au Togo : la DMP boycotte le CPC et parle de “crise institutionnelle”

Lomé, le 29 juin 2026 – À travers un communiqué officiel de sa Conférence des Présidents, la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) a formellement rejeté l’invitation à participer aux travaux de la deuxième session du Cadre Permanent de Concertation (CPC), prévue les 1er, 2 et 3 juillet 2026. La coalition de l’opposition appelle à la place à l’ouverture d’une transition politique profonde pour restaurer la légalité constitutionnelle au Togo.

Un refus motivé par la crise de la Ve République

Le refus de la DMP s’appuie sur le contexte politique entourant le changement de Constitution au Togo. L’organisation rappelle qu’avant même la promulgation de la Constitution de la Ve République, ses composantes (notamment la CDPA et les Démocrates socialistes africains) avaient exigé l’inscription de cette question à l’ordre du jour du CPC, ce que le gouvernement avait refusé.

Lomé, le 29 juin 2026 – À travers un communiqué officiel de sa Conférence des Présidents, la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) a formellement rejeté l'invitation à participer aux travaux de la deuxième session du Cadre Permanent de Concertation (CPC), prévue les 1er, 2 et 3 juillet 2026. La coalition de l'opposition appelle à la place à l'ouverture d'une transition politique profonde pour restaurer la légalité constitutionnelle au Togo.

Pour la DMP, la récente décision de la Cour de Justice de la CEDEAO vient conforter sa position. En jugeant anticonstitutionnel le processus de remplacement de la Constitution togolaise par une Assemblée nationale en fin de mandat, la justice communautaire valide, selon la DMP, l’existence d’une « crise institutionnelle profonde ».

Un ordre du jour jugé déconnecté des réalités

Dans son communiqué, la Conférence des Présidents qualifie de « surréaliste et irresponsable » l’agenda proposé pour la session du CPC de juillet 2026. La DMP estime que le cadre actuel se limite à un rôle de « chambre d’enregistrement » incapable de traiter les vrais défis du pays.

La priorité nationale ne doit plus être l’examen de rapports administratifs ou de recommandations techniques, mais la recherche d’une issue politique globale.

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Les exigences de la DMP pour une sortie de crise

Rappelant qu’elle s’était déjà retirée du CPC en juillet 2025, la DMP réitère ses conditions majeures pour un véritable dialogue national :

  1. Sur le plan politique et institutionnel : L’ouverture d’une transition politique inclusive pour refonder les institutions, le rejet de la Ve République et le départ du pouvoir du président Faure Gnassingbé à la fin de son régime.
  2. Sur le plan des libertés : La libération immédiate de l’ensemble des prisonniers politiques.
  3. Sur le plan social : Des mesures urgentes pour améliorer le pouvoir d’achat de la population face à la vie chère.
  4. Sur le plan judiciaire : L’aboutissement des enquêtes concernant l’agression des participants à la rencontre citoyenne avec le député sénégalais Guy Marius Sagna.

La DMP conclut sa déclaration en affirmant qu’« on ne soigne pas une crise institutionnelle avec un ordre du jour administratif » et réaffirme que le peuple togolais aspire à une transition refondatrice plutôt qu’à un « simulacre de dialogue ».

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