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Politique

Crise à l’UFC : Elliott Ohin contre-attaque après son exclusion et défie la direction du parti

Crise à l’UFC : Elliott Ohin contre-attaque après son exclusion et défie la direction du parti

La tension monte au sein de l’Union des Forces de Changement (UFC). Moins de trois jours après l’annonce de son exclusion définitive du parti, Elliott Ahlin Ohin est sorti du silence avec une réponse particulièrement ferme.

Dans une mise au point officielle publiée ce 21 mai 2026, le 2e vice-président et membre fondateur de l’UFC conteste catégoriquement la décision prise à son encontre lors de la réunion extraordinaire du bureau directeur tenue le 18 mai dernier sous la conduite de Séna Alipui.

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« Une décision nulle et sans effet »

Dans son document signé et tamponné, Elliott Ohin estime que la procédure ayant conduit à son exclusion ne repose sur aucune base légale solide.

Selon lui, le congrès ayant servi de fondement aux sanctions disciplinaires aurait été organisé « en violation manifeste des statuts et règlements intérieurs du parti ».

Le responsable politique va plus loin en affirmant que ce rassemblement ne peut produire aucun effet juridique ou politique valable contre les dirigeants qu’il considère comme légitimes.

Pour le vice-président de l’UFC, toute décision issue de ce congrès serait donc automatiquement contestable.

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Une bataille désormais portée devant la justice

Elliott Ohin rappelle également qu’une procédure judiciaire est actuellement en cours concernant précisément la légalité du congrès contesté ainsi que les décisions qui en découlent.

À ses yeux, les sanctions prises avant la décision des juridictions compétentes relèvent d’une démarche précipitée et partisane.

Dans sa déclaration, il accuse même Séna Alipui de se retrouver « hors-la-loi » au regard des textes internes du parti, tout en dénonçant une contradiction dans l’application des statuts de l’UFC.

Appel au calme chez les militants

Malgré la gravité de la crise, le membre fondateur de l’UFC appelle les militants et sympathisants au calme et à la vigilance.

Il dénonce ce qu’il qualifie de tentatives de déstabilisation alimentées par des intérêts personnels contraires à l’unité du parti.

Dans une formule qui sonne comme un message de résistance politique, Elliott Ohin conclut : « La vérité juridique et politique triomphera. La nuit est longue, mais le jour vient. »

Le silence de Gilchrist Olympio interroge

Au cœur de cette crise interne, une absence continue d’alimenter les interrogations : celle de Gilchrist Olympio.

Le silence du président historique du parti suscite de nombreuses réactions parmi les militants et observateurs de la scène politique togolaise, alors que les divisions semblent s’accentuer au sommet de l’UFC.

Quatre militants exclus du parti

Pour rappel, Elliott Ahlin Ohin ainsi que trois autres militants de l’UFC — Esther Adigo, Bismarck Aboda et Fada Adzrakou — ont été définitivement exclus du parti.

Dans un communiqué signé par Séna Alipui, la direction leur reproche notamment des violations des règles internes, des actes d’indiscipline, de sabotage ainsi qu’une supposée « transhumance politique ».

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