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Politique

Conférence de l’APF à Lomé : l’opposition togolaise monte au créneau

Conférence de l’APF à Lomé : l’opposition togolaise monte au créneau

À l’occasion de l’ouverture à Lomé de la 17e Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), des partis et mouvements de l’opposition togolaise ont exprimé leur désaccord. Réunis devant la presse, ils ont mis en cause le choix du Togo comme pays hôte d’une rencontre consacrée à la démocratie et à l’État de droit.

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Une légitimité remise en question

Dans leur déclaration, les organisations signataires ont soulevé une interrogation de fond : la tenue d’un tel événement au Togo reflète-t-elle réellement les valeurs que défend la Francophonie ? Elles estiment que cette désignation peut être perçue comme une validation implicite de la gouvernance actuelle, qu’elles jugent éloignée des standards démocratiques.

Le pouvoir en place au centre des critiques

Les opposants pointent du doigt la longévité au pouvoir de Faure Gnassingbé, successeur de Gnassingbé Eyadéma. Ils dénoncent en particulier la réforme constitutionnelle adoptée en 2024, qu’ils considèrent comme non consensuelle et porteuse de dérives institutionnelles.
Ils déplorent également l’absence de réaction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) face à ces évolutions politiques.

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Droits et libertés : une situation préoccupante selon l’opposition

Au-delà des institutions, les organisations évoquent un climat qu’elles jugent défavorable aux libertés publiques. Elles font état d’interventions musclées lors de manifestations, d’arrestations et de restrictions de l’espace d’expression politique.
Si certaines libérations ont été enregistrées récemment, elles affirment que plusieurs personnes restent détenues pour des motifs politiques, parfois depuis plusieurs années.

Des processus électoraux contestés

L’opposition critique également le fonctionnement du système électoral. Elle met en avant la composition actuelle de l’Assemblée nationale, largement dominée par le parti au pouvoir, ainsi que les controverses liées au fichier électoral validé par l’OIF.
Selon ces acteurs, les élections ne jouent plus pleinement leur rôle de régulation démocratique.

Des revendications claires

Face à cette situation, les signataires appellent à des mesures concrètes : la libération des détenus politiques, le retour des exilés et l’ouverture d’un dialogue inclusif en vue de réformes profondes. Ils invitent aussi la Francophonie à s’impliquer davantage pour accompagner ces changements.

Vers une Francophonie plus proche des peuples

Enfin, ces organisations plaident pour une transformation du rôle de la Francophonie en Afrique. Elles estiment que l’institution doit se rapprocher davantage des citoyens et mieux prendre en compte les aspirations des jeunes, dans un contexte où d’autres partenaires internationaux gagnent en influence sur le continent.

Une conférence sous observation

Prévue du 7 au 9 avril 2026, la rencontre de l’APF se poursuit à Lomé dans un climat marqué par ces critiques. Elle réunit des responsables parlementaires africains autour des enjeux de gouvernance et de coopération, sous le regard attentif de la scène politique togolaise.

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