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Arrêt cardiaque : ces gestes simples qui peuvent sauver une vie en quelques secondes
Lors du 3ᵉ congrès national de la Société de cardiologie du Togo (SOCART), tenu les 11 et 12 juin 2026 à Lomé, le médecin anesthésiste-réanimateur au CHU Campus de Lomé, Dr Randolph Lonlongnon, a rappelé l’importance des gestes de réanimation cardio-pulmonaire (RCP) face à un arrêt cardio-respiratoire. Selon le spécialiste, la RCP intervient lorsqu’une personne cesse simultanément de respirer et de présenter une activité cardiaque. Dans ce cas, la victime devient inconsciente et ses fonctions vitales s’arrêtent brutalement.
« Lorsqu’une personne est inerte, il faut vérifier immédiatement sa respiration et son pouls. En l’absence de signes vitaux, il s’agit d’un arrêt cardio-respiratoire et chaque minute compte », a-t-il expliqué.

Agir vite : la règle des premières minutes
Pour le Dr Randolph Lonlongnon, la rapidité d’intervention est déterminante. Une prise en charge tardive réduit fortement les chances de survie, car le cerveau commence à subir des lésions irréversibles après quelques minutes sans oxygène.
Il recommande d’alerter immédiatement les secours tout en débutant les compressions thoraciques, sans attendre l’arrivée d’une aide spécialisée.
« Il ne faut pas abandonner la victime pour chercher du secours. On peut appeler à l’aide tout en poursuivant le massage cardiaque », a-t-il précisé.
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Le massage cardiaque, un geste simple mais décisif
Le médecin insiste sur le rôle central du massage cardiaque, qui constitue le premier maillon de la chaîne de survie. Accessible à toute personne formée, ce geste ne nécessite aucun matériel médical particulier et peut être réalisé sur place en attendant les secours.
Une prise en charge spécialisée à l’hôpital
Une fois les équipes médicales arrivées, la prise en charge devient plus avancée. Elle peut inclure la libération des voies respiratoires, l’intubation et l’assistance ventilatoire afin de soutenir les fonctions vitales du patient.
Les médecins procèdent ensuite à la recherche et au traitement de la cause de l’arrêt cardiaque, qui peut être d’origine cardiovasculaire, métabolique, traumatique ou accidentelle.
Une urgence qui peut toucher tout le monde
Le Dr Lonlongnon rappelle qu’aucune personne n’est à l’abri d’un arrêt cardiaque, qui peut survenir de manière soudaine et dans n’importe quel contexte.
Il insiste enfin sur la nécessité de renforcer la sensibilisation du grand public aux gestes de premiers secours, soulignant qu’une intervention rapide des témoins peut augmenter considérablement les chances de survie des victimes.
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