Société
Après le Togo, le Congo franchit le pas et supprime les visas pour les Africains
L’élan lancé par le Togo continue de faire des émules en Afrique. Une semaine après l’annonce de Lomé, la République du Congo a décidé à son tour de supprimer l’obligation de visa pour les ressortissants africains. Une mesure qui renforce la tendance vers une libre circulation accrue sur le continent.

Une entrée en vigueur prévue pour 2027
L’annonce a été faite le lundi 25 mai 2026 à Brazzaville, à l’occasion de la Journée de l’Afrique. Le président Denis Sassou-Nguesso a indiqué que cette exemption de visa sera effective à partir du 1er janvier 2027.
Selon lui, cette réforme s’inscrit dans une vision d’« Afrique unie, souveraine et prospère », tout en prévoyant certaines « dispositions administratives et sécuritaires minimales ».
Une annonce symbolique le jour de l’Afrique
La déclaration n’a pas été choisie au hasard. La Journée de l’Afrique, célébrée chaque 25 mai en mémoire de la création de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), a servi de cadre à cette annonce officielle devant diplomates et invités internationaux.
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Un geste fortement symbolique, qui positionne le Congo dans la dynamique panafricaine actuelle.
Le Togo, pionnier récent de la mesure
Cette décision intervient seulement quelques jours après celle du Togo, qui a instauré l’exemption de visa pour les ressortissants africains depuis le 18 mai 2026. Le pays autorise un séjour de 30 jours, sous réserve d’une déclaration en ligne obligatoire.
L’initiative togolaise avait été justifiée par la volonté de renforcer la libre circulation des personnes et des biens et de stimuler la coopération entre les États africains.
Une tendance continentale en progression
Le Congo rejoint ainsi un groupe de pays africains ayant déjà assoupli ou supprimé les visas pour les citoyens du continent, parmi lesquels le Bénin, le Ghana, le Rwanda, les Seychelles ou encore la Gambie. Cette dynamique semble s’accélérer.
Un soutien affiché à la ZLECAf
Dans son discours, Denis Sassou-Nguesso a également rappelé l’importance de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), entrée en vigueur en 2021. Il a souligné la nécessité de renforcer l’intégration économique et de favoriser un marché africain unifié.
Selon lui, la libre circulation des personnes reste un pilier essentiel pour donner un contenu réel au projet panafricain.
Des conditions encore à préciser
Comme pour le Togo, cette ouverture ne sera pas totalement sans encadrement. Le président congolais a évoqué la mise en place de « dispositions administratives et sécuritaires minimales », sans en préciser les détails.
Elles pourraient concerner des formalités en ligne, des exigences de documents biométriques ou des limitations de durée de séjour.
Vers une nouvelle étape de l’intégration africaine ?
Après le Togo et le Congo, la question reste ouverte : quel pays africain franchira la prochaine étape vers la suppression des visas ? Une chose est certaine, la dynamique actuelle relance le débat sur la libre circulation et l’intégration réelle du continent africain.
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