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Affaire Gnakadè : les révélations explosives d’Abass Kaboua secouent la scène politique
L’arrestation de l’ancienne ministre des Armées, Marguerite Gnakadè, continue d’alimenter un climat politique déjà électrique au Togo. Après les vagues d’indignation et de réactions contrastées, c’est au tour d’Abass Kaboua, président du Mouvement des Centristes Républicains (MCR), de jeter de l’huile sur le feu. Dans une sortie médiatique largement relayée sur TikTok, l’homme politique a livré des accusations lourdes, mêlant révélations, critiques et appels directs aux forces armées. Une prise de position qui risque d’intensifier les débats autour d’une affaire déjà explosive.
« Une sœur à moi, mais… »
Au cours de son entretien, Abass Kaboua a rappelé ses liens personnels avec l’ex-ministre tout en soulignant ses divergences. « Je connais Marguerite, je la connais depuis. C’est une sœur à moi. Mais qu’il vous souvienne, j’ai toujours dit qu’il y a une ligne rouge qu’elle ne peut pas franchir », a-t-il déclaré.
Selon le président du MCR, Mme Gnakadè aurait joué un rôle majeur dans des changements intervenus au sein des forces armées. Il l’accuse d’avoir provoqué des remaniements internes dont les effets pèseraient encore sur l’institution militaire.
Des accusations sur sa gestion au ministère
Abass Kaboua est allé plus loin en mettant en cause la gestion du portefeuille ministériel de Marguerite Gnakadè. Il a évoqué des pratiques qu’il juge opaques, impliquant également son fils Jonathan. Selon lui, des projets d’envergure, tels que l’hôpital militaire ou des chantiers de camps, auraient englouti d’importants financements publics sans être menés à terme.
Ces affirmations, bien que non confirmées officiellement, alimentent la controverse autour du passage de Mme Gnakadè à la tête du ministère.
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Un appel direct aux forces armées
Dans sa sortie médiatique, le leader du MCR a lancé un message à l’armée, l’invitant à « prendre ses responsabilités » face aux dérives qu’il impute à l’ancienne ministre. Il estime que Mme Gnakadè aurait « trahi l’héritage » laissé par son père, figure respectée du corps militaire.
Une affaire aux multiples zones d’ombre
Pour l’heure, les autorités n’ont pas détaillé les charges retenues contre l’ex-ministre, officiellement poursuivie pour des faits liés à la sécurité de l’État. L’absence de communication officielle contribue à maintenir un climat d’incertitude, laissant la place aux interprétations et aux prises de position tranchées.
Dans un contexte politique déjà tendu, les propos d’Abass Kaboua ajoutent une nouvelle dimension à une affaire qui polarise l’opinion publique et renforce les interrogations sur la suite judiciaire et politique du dossier.
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