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Affaire Dr Balanganayi : le médecin livre sa version devant la justice

RDC : le Dr David Balanganayi condamné à 3 mois de prison avec une amende de 3 000 000 francs congolais

Poursuivi pour « tentative de meurtre et torture », le Dr Balanganayi s’est exprimé devant le tribunal afin de donner sa version des faits. Il reconnaît avoir utilisé des méthodes qu’il qualifie lui-même de « terreur » pour contraindre une patiente à coopérer après son accouchement.

Poursuivi pour « tentative de meurtre et torture », le Dr Balanganayi s’est exprimé devant le tribunal afin de donner sa version des faits. Il reconnaît avoir utilisé des méthodes qu’il qualifie lui-même de « terreur » pour contraindre une patiente à coopérer après son accouchement.

Un contexte médical tendu à l’hôpital de Kinkole et sur le Dr Balanganayi

Selon ses déclarations, les faits se sont produits alors qu’il était en mission de supervision liée à la Mpox à l’Hôpital Général de Kinkole.

D’après les informations fournies par l’établissement, une jeune femme de 21 ans, enceinte à terme, avait été transférée depuis un centre de santé périphérique en raison de son manque de coopération.

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À son arrivée, il s’agissait d’une première grossesse en phase active de travail. La patiente aurait catégoriquement refusé tout examen gynécologique, notamment le toucher vaginal, et exprimé le souhait de quitter l’hôpital. Elle refusait également tout contact, y compris avec ses proches présents.

Des difficultés lors de l’accouchement

L’équipe médicale, après de nombreuses tentatives de dialogue, se trouvait dans une situation de grande fatigue. Un médecin de garde, également pasteur, serait parvenu à la calmer temporairement.

Cependant, lors de la phase d’expulsion, la patiente refusait de pousser et maintenait ses jambes fermées, compliquant davantage l’accouchement. Face à cette situation, une épisiotomie aurait été pratiquée.

Après la naissance, la patiente aurait présenté des saignements tout en refusant la suture, continuant de s’opposer aux soins.

Une méthode controversée reconnue par le médecin

C’est dans ce contexte que le Dr Balanganayi affirme avoir eu recours à une méthode non conventionnelle pour contraindre la patiente à accepter les soins.

Selon lui, cette intervention aurait permis de stabiliser la patiente, qui a finalement pu quitter l’hôpital le même jour.

Une vidéo à l’origine de l’affaire

Un stagiaire présent lors de l’intervention aurait filmé la scène, à la demande du personnel médical, afin de constituer une preuve en cas de complications graves. Toutefois, la vidéo n’aurait pas été récupérée ni supprimée par le médecin.

Le stagiaire aurait ensuite diffusé les images sur les réseaux sociaux, provoquant une vive indignation.

Intervention des autorités et arrestation

Suite à la diffusion de la vidéo, l’Inspection générale de la santé ainsi que la police judiciaire ont rapidement ouvert une enquête.

Le médecin, accompagné de l’équipe de garde et de responsables administratifs, a été interpellé tôt le matin à l’hôpital avant d’être conduit à la commune de la Gombe.

Une affaire qui suscite le débat

Cette affaire soulève de nombreuses interrogations sur les pratiques médicales en situation d’urgence, les limites à ne pas franchir, ainsi que le respect des droits des patients.

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