Société
1 400 dollars de PIB par habitant : le Togo en progression vers les économies intermédiaires
Selon les dernières estimations de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), le Togo enregistre en 2025 une performance économique notable, avec un produit intérieur brut (PIB) nominal évalué à 6 919,1 milliards de FCFA et une croissance en volume de 6,3 %.

Rapporté à une population estimée à 8,5 millions d’habitants et converti au taux moyen annuel de 581,93 FCFA pour un dollar, le PIB par habitant s’établit autour de 1 400 dollars. Ce niveau place désormais le pays à proximité du seuil de la catégorie des économies à revenu intermédiaire inférieur selon la classification de la Banque mondiale.
Une progression économique soutenue
La Banque mondiale classe les économies selon le revenu national brut (RNB) par habitant, calculé selon la méthode Atlas, qui prend en compte les variations de change sur trois ans.
Pour l’exercice 2026, le seuil d’entrée dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire inférieur est fixé à 1 136 dollars. Le Togo reste encore classé dans la catégorie des pays à faible revenu, mais l’écart se réduit progressivement.
Avec une croissance supérieure à 6 % maintenue sur plusieurs années, le pays pourrait franchir ce cap lors des prochaines mises à jour de classement, attendues à partir de juillet 2026.
Vers un changement de catégorie ?
Cette évolution économique pourrait avoir des effets importants sur l’image du pays. Un reclassement vers le statut de revenu intermédiaire inférieur renforcerait la perception d’une économie en consolidation et pourrait améliorer l’attractivité du Togo auprès des investisseurs internationaux.
LIRE AUSSI : Sénégal : l’Assemblée nationale au cœur d’un débat autour du retour d’Ousmane Sonko
Dans l’espace UEMOA, plusieurs pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Bénin sont déjà classés dans cette catégorie.
Opportunités et défis du changement de statut
Ce passage vers une catégorie supérieure n’est pas sans conséquences. À terme, il pourrait entraîner une réduction progressive de l’accès aux financements concessionnels de l’Association internationale de développement (IDA), le guichet de la Banque mondiale destiné aux pays les plus pauvres.
Cependant, cette transition reste généralement progressive. Plusieurs pays déjà reclassés continuent de bénéficier d’un important soutien financier de l’IDA. À titre d’exemple, le Sénégal dispose d’un portefeuille estimé à près de 2,8 milliards de dollars.
Par ailleurs, l’Afrique subsaharienne demeure une priorité majeure pour la Banque mondiale, qui lui consacre près de 75 % des financements de l’IDA. La 21e reconstitution du fonds, entrée en vigueur en juillet 2025, mobilise un montant record de 100 milliards de dollars, confirmant l’importance stratégique de la région.
Rejoindre notre communauté WhatsApp pour ne rien manquer.

